Bilan, compte de résultat, flux de trésorerie, annexe — les quatre piliers des comptes annuels.
Le bilan est un document de synthèse qui donne au lecteur une idée juste sur la situation financière d'une entreprise : il indique le patrimoine (les actifs) dont elle dispose, les dettes (fonds étrangers) qu'elle a contractées et son patrimoine net (les fonds propres). Il se décompose en deux parties qui doivent toujours s'équilibrer.
Le compte de résultat est établi pour une période donnée. Il indique les opérations avec incidence sur le résultat — les charges et les produits — survenues pendant un exercice comptable et met en évidence le résultat (bénéfice ou perte).
| Niveau | Indicateur | Définition |
|---|---|---|
| BB | Bénéfice brut | Marge brute / Marge contributive 1 |
| EBITDA | Excédent brut | Avant intérêts, taxes & amortissements |
| EBIT | Excédent brut | Avant intérêts & taxes |
| EBT | Excédent brut | Avant taxes |
| RN | Résultat net | Bénéfice ou perte de l'exercice |
| Débit | Crédit | Incidence |
|---|---|---|
| Compte de bilan | Compte de bilan | Aucune |
| Compte de gestion | Compte de bilan | Négative sur le résultat |
| Compte de bilan | Compte de gestion | Positive sur le résultat |
| Compte de gestion | Compte de gestion | Aucune |
La liquidité et la rentabilité sont deux objectifs financiers prépondérants de toute entreprise. L'illiquidité (insolvabilité) compromet son existence à court terme ; la non-rentabilité rend impossible la poursuite de l'activité.
Le tableau de flux de trésorerie indique la variation de la trésorerie pendant un exercice et renseigne sur la provenance et l'utilisation des moyens financiers.
Toutes les entreprises — à l'exception des entreprises individuelles et des sociétés de personnes — doivent établir une annexe qui complète et explique les autres éléments des comptes annuels.
Un exercice comptable s'étend en général sur une période de 12 mois — sa durée peut être plus courte ou plus longue, notamment durant la première et la dernière année d'activité.
| Phase | Opérations |
|---|---|
| Ouverture | Report des soldes à nouveau, extourne des comptes de régularisation |
| Enregistrement | Transactions courantes durant l'exercice |
| Clôture | Écritures de bouclement : régularisation, provisions, amortissements, réserves latentes |
Le Code des obligations (CO) est un cadre légal qui impose les obligations de base et la structure minimale des comptes en Suisse. Une norme comptable reconnue (Swiss GAAP, IFRS, US GAAP) est un ensemble de règles détaillées pour la présentation des états financiers.
Rattacher à chaque exercice les charges consommées et les produits acquis — pas un de plus, pas un de moins.
Lorsqu'arrive la fin de l'année, l'entreprise doit procéder à la régularisation de ses charges et de ses produits. Le principe : rattacher à l'exercice toutes les charges consommées et tous les produits acquis, en virant le reste en actifs ou passifs de régularisation.
Charges payées au cours de l'exercice mais correspondant à des achats de biens et de services dont la fourniture interviendra ultérieurement. À ce titre, l'entreprise dispose d'une créance en nature. Classique : loyers, primes d'assurance, abonnements.
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 6310 Assurance RC | 1020 Banque | 12 000.00 | Prime annuelle RC |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 1300 Actif de régul. | 6310 Assurance RC | 9 000.00 | Prime ass. RC / Janv→Sept N+1 |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 6310 Assurance RC | 1300 Actif de régul. | 9 000.00 | Extourne prime ass. RC |
Raisonnement inverse : la charge a été consommée durant l'année mais la facture n'est pas encore parvenue au service comptable. Classique : électricité, téléphone, intérêts courus, campagnes publicitaires.
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 6900 Intérêts-charges | 2300 Passif de régul. | 3 750.00 | Intérêts courus / dette bancaire |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 2300 Passif de régul. | 6900 Intérêts-charges | 3 750.00 | Extourne intérêts courus |
Produits enregistrés au cours de l'exercice avant que les prestations soient effectuées. L'entreprise devra s'acquitter d'une dette en nature. Cas type : abonnements vendus, loyers encaissés d'avance.
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 7502 Produits immeuble | 2301 Passif de régul. | 9 000.00 | Loyers N+1 encaissés |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 2301 Passif de régul. | 7502 Produits immeuble | 9 000.00 | Loyers N+1 encaissables |
Produits acquis par l'entreprise mais dont le montant n'a pas encore été comptabilisé. Cas type : ristournes fournisseurs estimées, intérêts courus sur prêts accordés.
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 1301 Actif de régul. | 4292 Ristourne à recevoir | 12 000.00 | Ristournes à recevoir |
Anticiper l'incertitude — le principe de prudence appliqué au bilan.
Une provision est un moyen de corriger la valeur des actifs au bilan (ex : remise en état d'immobilisations) ou de tenir compte d'obligations futures dont le montant et l'échéance ne peuvent qu'être estimés au moment du bouclement.
Une provision suit trois moments : sa création (charge), son utilisation (la dette se réalise) et sa dissolution (si elle ne se justifie plus).
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 7511 Charges immeuble | 2650 Provision LT | 70 000.00 | Provision sur réparation immeuble |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 2650 Provision LT | 1020 Banque | 50 000.00 | Paiement réparation immeuble |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 2650 Provision LT | 8511 Diss. excep. de prov. | 20 000.00 | Dissolution solde provision |
Compte tenu du doute pouvant exister sur la possibilité d'encaisser des créances clients, une gestion prudente implique la constitution d'une provision pour pertes sur créances — appelée ducroire (compte 1109).
| Type de créances | Taux admis |
|---|---|
| Créances clients suisses | 5 % |
| Créances clients étrangers | 10 % |
| Créances en devises étrangères | Variable selon risque |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 3095 Pertes sur débiteurs | 1109 Ducroire | 10 000.00 | Provision 5 % / créances CH |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 1109 Ducroire | 1100 Créances clients | 10 000.00 | Imputation sur ducroire |
| 3095 Pertes sur déb. | 1100 Créances clients | 5 000.00 | Surplus à charge du résultat |
Une réserve latente est une partie des fonds propres qui n'apparaît pas explicitement au bilan. Elle résulte d'une sous-évaluation d'actif ou d'une surévaluation de passif.
Étaler dans le temps la perte de valeur des actifs immobilisés — usure, âge, obsolescence.
L'amortissement comptable consiste à diminuer la valeur d'un actif immobilisé. Il traduit la perte de valeur due à l'usure, à l'âge ou à l'obsolescence — c'est une charge non monétaire.
L'Administration fédérale des contributions publie une Notice A qui fixe les taux d'amortissement dégressifs admis sans justificatif. Pour un amortissement linéaire, ces taux sont réduits de moitié et calculés sur le coût d'acquisition.
| Catégorie | Taux dégressif |
|---|---|
| Machines & appareils de production | 30 % |
| Mobilier et installations | 25 % |
| Machines de bureau | 40 % |
| Infrastructures informatiques, communications | 40 % |
| Véhicules | 40 % |
| Instruments et outillage | 45 % |
| Installations de stockage (meubles) | 25 % |
| Entrepôts à hauts rayonnages | 15 % |
| Type | Bâtiment | Bâtiment + terrain |
|---|---|---|
| Bâtiments d'habitation (placement) | 2 % | 1.5 % |
| Bâtiments commerciaux non urbains | 4 % | 3 % |
| Hôtels et restaurants | 6 % | 4 % |
| Bâtiments industriels & artisanaux | 8 % | 7 % |
Infrastructure informatique acquise à 100'000 CHF, taux dégressif 40 % / taux linéaire 20 %.
| Année · base | Amortissement |
|---|---|
| Année 1 · 100'000 | 20 000.− |
| Année 2 · 80'000 | 20 000.− |
| Année 3 · 60'000 | 20 000.− |
| Année 4 · 40'000 | 20 000.− |
| Année 5 · 20'000 | 20 000.− |
| Total amorti | 100 000.− |
| Année · valeur résid. | Amortissement |
|---|---|
| Année 1 · 100'000 | 40 000.− |
| Année 2 · 60'000 | 24 000.− |
| Année 3 · 36'000 | 14 400.− |
| Année 4 · 21'600 | 10 800.− |
| Année 5 · 10'800 | 10 800.− |
| Total amorti | 100 000.− |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 6820 Amortissement | 1500 Machines | 40 000.00 | Amort. immo. corporelle direct |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 6820 Amortissement | 1509 ACV machines | 40 000.00 | Amort. immo. corp. indirect |
À la cession, le compte d'immobilisation correspond à la valeur comptable résiduelle nette du bien vendu. Si le prix de vente dépasse cette valeur, on enregistre un produit exceptionnel (plus-value). À l'inverse, un produit inférieur génère une moins-value.
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 1020 Banque | 1500 Machines | 60 000.00 | Vente immobilisation (valeur comptable) |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 1020 Banque | 8510 Produit exceptionnel | 3 500.00 | Plus-value sur vente immobilisation |
Le salaire, les assurances sociales et la mécanique des trois piliers suisses.
Le droit fédéral suisse ne définit pas de salaire minimal — le montant est convenu entre employeur et travailleur. Quelques cantons (Genève, Jura, Neuchâtel) ont mis en place un minimum, ainsi que certaines conventions collectives.
| Forme | Base légale | Principe |
|---|---|---|
| Salaire fixe | — | Rémunération en fonction du temps consacré |
| Salaire horaire | — | Souplesse en cas de fluctuation |
| Heures supplémentaires | CO 321c | Travail au-delà du contrat |
| Salaire à la pièce | CO 326 | Quantité concrètement fournie |
| Salaire variable | CO 322a | Participation au bénéfice / CA |
| Commissions | CO 322b | Performances de vente |
| Gratifications | CO 322d | Récompense, accessoire au salaire |
Le système suisse de prévoyance s'organise en trois piliers, chacun avec une finalité distincte : étatique, professionnel, individuel.
L'AVS/AI/APG sont des assurances obligatoires financées par les cotisations employeurs, salariés et indépendants. L'AC ne concerne pas les indépendants. L'employeur participe pour moitié au paiement et calcule sur le salaire déterminant AVS.
| Cotisation | Salarié | Employeur | Indépendant |
|---|---|---|---|
| AVS | 4.35 % | 4.35 % | 8.10 % |
| AI | 0.70 % | 0.70 % | 1.40 % |
| APG | 0.25 % | 0.25 % | 0.50 % |
| Sous-total AVS/AI/APG | 5.30 % | 5.30 % | 10.00 % |
| AC (jusqu'à 148'200) | 1.10 % | 1.10 % | — |
| TOTAL | 6.40 % | 6.40 % | 10.00 % |
La LPP est obligatoire pour les salariés (facultative pour indépendants). Pour cotiser, il faut être assuré à l'AVS, avoir plus de 17 ans, et toucher le salaire minimum déterminant LPP.
| Libellé | Montant 2025 | Référence |
|---|---|---|
| Base de calcul (rente AVS max) | 30 240.00 | 1 × rente AVS max |
| Limite supérieure LPP | 90 720.00 | 3 × rente AVS max |
| Déduction de coordination | −26 460.00 | 7/8 rente AVS max |
| Salaire coordonné LPP max. | 64 260.00 | — |
| Seuil d'entrée (3/4) | 22 680.00 | — |
| Salaire coordonné LPP min. | 3 780.00 | — |
La distinction relève du droit AVS et conditionne la qualification fiscale, sociale et le mode de cotisation. Plusieurs critères s'apprécient globalement.
Deux impôts indirects qui transitent par la comptabilité — l'IA et la TVA.
L'impôt anticipé est un impôt à la source de 35 %, perçu par la Confédération sur les rendements de capitaux mobiliers (intérêts, dividendes). Il est restitué au bénéficiaire qui déclare correctement le revenu.
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 1020 Banque | 6680 Produits de participations | 6 500.00 | Dividende net (65 %) |
| 1176 Impôt anticipé à récup. | 6680 Produits de participations | 3 500.00 | IA retenu à la source |
La TVA est un impôt indirect sur la consommation prélevé à chaque stade de la chaîne économique. L'entreprise n'en est qu'un percepteur : elle collecte sur ses ventes et récupère sur ses achats.
Trois taux coexistent en Suisse — le taux normal pour la majorité des biens et services, un taux réduit pour les biens de première nécessité, et un taux spécial pour l'hébergement.
| Type | Taux 2024+ | Exemples |
|---|---|---|
| Normal | 8.1 % | Biens et services standard |
| Réduit | 2.6 % | Alimentation, livres, médicaments, eau |
| Hébergement | 3.8 % | Nuitées hôtelières (avec petit-déj.) |
L'entreprise assujettie facture la TVA à ses clients (TVA due) et déduit la TVA payée à ses fournisseurs (impôt préalable). Elle ne reverse à l'AFC que le solde net.
Solde positif → dette envers l'AFC. Solde négatif → créance (remboursement).
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 1100 Créances clients | 3000 Ventes de marchandises | 10 000.00 | Vente HT |
| 1100 Créances clients | 2200 TVA due | 810.00 | TVA collectée 8.1 % |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 4000 Charges de marchandises | 2000 Dettes fourn. | 5 000.00 | Achat HT |
| 1170 IP sur achats | 2000 Dettes fourn. | 405.00 | TVA préalable récupérable |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 2200 TVA due | 1170 IP sur achats | 405.00 | Imputation IP |
| 2200 TVA due | 1020 Banque | 405.00 | Versement net à l'AFC |
Deux techniques de financement à court ou moyen terme — usage vs. cession de créance.
Le leasing est un contrat par lequel un bailleur (donneur) met à disposition d'un preneur un bien d'investissement contre paiement de redevances périodiques. Il combine usage (location), financement (étalement) et parfois achat (option finale).
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 6500 Charges de leasing | 1020 Banque | 1 500.00 | Loyer leasing mensuel |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 1500 Machines | 2451 Dette de crédit-bail | 60 000.00 | Inscription valeur actuelle nette |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 2451 Dette de crédit-bail | 1020 Banque | 13 000.00 | Remboursement capital |
| 6900 Intérêts | 1020 Banque | 2 600.00 | Charge financière |
Le factoring est la cession des créances commerciales à un organisme spécialisé (factor) qui en assure le recouvrement, le financement immédiat (avance), et éventuellement la couverture du risque d'insolvabilité.
| Type de contrat | Risque de non-paiement |
|---|---|
| Factoring avec recours | Reste chez le cédant |
| Factoring sans recours | Transféré au factor (assurance-crédit) |
| Factoring confidentiel (notification omise) | Selon contrat |
Principe de prudence — au plus haut le coût d'acquisition, au plus bas la valeur du marché.
L'évaluation des éléments du bilan doit traduire fidèlement la situation patrimoniale tout en respectant le principe de prudence. Quatre principes fondamentaux encadrent l'évaluation : continuité, prudence, individualité, périodicité.
| Poste | Évaluation à l'entrée | Évaluation subséquente |
|---|---|---|
| Liquidités | Valeur nominale | Valeur nominale |
| Créances | Valeur nominale | − ducroire |
| Stocks | Coût d'acquisition | Le plus bas (acquisition / marché) |
| Titres cotés | Coût d'acquisition | Valeur boursière au bouclement |
| Immobilisations | Coût d'acquisition | − amortissements |
Les dettes sont en règle générale évaluées à leur valeur de remboursement. Les engagements à long terme en devises sont convertis au cours de clôture.
| Poste | Principe d'évaluation |
|---|---|
| Dettes en CHF | Valeur nominale de remboursement |
| Dettes en devises | Au cours de clôture (gain/perte au CR) |
| Provisions | Montant nécessaire estimé (art. 960e CO) |
| Capital | Valeur nominale émise |
Une sous-évaluation systématique de l'actif (ou sur-évaluation du passif) constitue une réserve latente — partie cachée des fonds propres, autorisée par le CO mais interdite par les normes reconnues.
| Poste | Valeur économique | Bilan CO | Réserve latente |
|---|---|---|---|
| Stocks | 180 000.− | 150 000.− | 30 000.− |
| Immeuble | 1 200 000.− | 900 000.− | 300 000.− |
| Machines | 240 000.− | 200 000.− | 40 000.− |
| Total | 1 620 000.− | 1 250 000.− | 370 000.− |
De la balance brute au rapport annuel — la chronologie d'une clôture maîtrisée.
Le bouclement annuel synthétise un exercice par l'établissement des comptes annuels — bilan, compte de résultat, annexe, et le cas échéant tableau de flux de trésorerie et rapport de performance.
| Étape | Opération | Objectif |
|---|---|---|
| 1 | Balance brute | Vérifier l'équilibre Débit = Crédit |
| 2 | Inventaire physique | Stocks, immobilisations, créances |
| 3 | Régularisations | Charges / produits à cheval |
| 4 | Amortissements | Pertes de valeur de l'exercice |
| 5 | Provisions | Risques estimés |
| 6 | Balance après inventaire | Image fidèle prête à publier |
| 7 | Détermination du résultat | Solde des comptes de gestion |
| 8 | Comptes annuels & annexe | Rapport légal |
Le rapport annuel comprend les comptes annuels et, pour les grandes entreprises, un rapport de gestion. Il est destiné à informer associés, créanciers et autorités.
Les opérations de clôture sont l'ensemble des écritures techniques qui transforment la balance brute en comptes annuels publiables.
Le bénéfice net distribuable est affecté selon une cascade légale : réserve légale, réserves statutaires, dividendes, report à nouveau. L'art. 671 CO encadre cette répartition.
| Affectation | Montant | Base |
|---|---|---|
| Bénéfice de l'exercice | 200 000.− | Compte 9000 |
| + Report à nouveau | +45 000.− | Compte 2970 |
| = Bénéfice au bilan | 245 000.− | Disponible |
| − Réserve légale (5 %) | −10 000.− | Art. 672 CO |
| − Dividende brut | −120 000.− | Décision AG |
| = Report à nouveau N+1 | 115 000.− | Compte 2970 |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 2950 Bénéfice au bilan | 2270 Dividende à payer | 120 000.00 | Dividende brut |
| 2270 Dividende à payer | 1020 Banque | 78 000.00 | Net versé aux actionnaires |
| 2270 Dividende à payer | 2206 IA à payer | 42 000.00 | IA 35 % retenu |
Quand la perte de capital s'installe — mesures, sursis concordataire, dissolution.
Un assainissement devient nécessaire lorsque la société présente une perte qui érode les fonds propres au point de compromettre la continuité d'exploitation. Plusieurs facteurs déclenchent ce besoin.
Le compte d'assainissement (2980 ou 2990) reçoit les bonifications opérées par les actionnaires ou tiers en vue de compenser les pertes — apports à fonds perdus, abandons de créance, remises d'intérêts.
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 2000 Dettes fournisseurs | 2990 Compte d'assainissement | 150 000.00 | Abandon créance à fonds perdus |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 2990 Compte d'assainissement | 2979 Pertes reportées | 150 000.00 | Apurement des pertes |
| Catégorie | Mesure | Effet comptable |
|---|---|---|
| Financière | Apport à fonds perdus | Augmentation FP |
| Financière | Abandon de créance | Dette éteinte → produit excep. |
| Financière | Postposition | Dette maintenue mais subordonnée |
| Juridique | Réduction de capital | Apure pertes contre nominal |
| Juridique | Augmentation de capital | Nouveaux apports en numéraire |
| Opérationnelle | Cession d'actifs non stratégiques | Trésorerie + plus-value |
| Opérationnelle | Restructuration des coûts | Réduction des charges fixes |
Le sursis concordataire est une procédure judiciaire qui protège l'entreprise de poursuites pendant qu'elle négocie un concordat avec ses créanciers. Trois formes : sursis provisoire, sursis définitif, concordat-dividende.
| Poste | Val. comptable | Val. réalisation |
|---|---|---|
| Stocks | 120 000.− | 85 000.− |
| Créances | 180 000.− | 162 000.− |
| Machines | 240 000.− | 75 000.− |
| Total actifs | 540 000.− | 322 000.− |
| Pertes de liquidation | −218 000.− |
Au-delà de la CG — calculer le prix de revient, piloter les centres de coûts, fonder les décisions.
À partir d'une certaine taille ou complexité, les informations de la CG conformes aux prescriptions légales ne sont plus suffisantes pour un contrôle de gestion efficace. La CAE comble cette lacune en imputant charges et produits à des centres de profit et des prix de revient.
Pour passer de la CG à la CAE, quatre groupes d'ajustements sont nécessaires afin d'obtenir les valeurs économiques réelles.
| Poste | En CG | En CAE |
|---|---|---|
| Matières premières | Stock comptable (rés. latentes) | Valeur économique |
| Personnel | Salaires + charges | Délimitations strictes (13ᵉ, vacances) |
| Intérêts | Sur fonds étrangers | + Intérêts calculés sur FP |
| Amortissements | Taux fiscaux AFC | Taux économiques (vie utile) |
La méthode des coûts complets impute toutes les charges (directes + indirectes) à chaque produit pour déterminer son prix de revient total. Idéale pour fixer un prix de vente avec marge calibrée.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Coûts directs — affectables | |
| Matières premières | +24.50 |
| MOD (main-d'œuvre) | +18.20 |
| Sous-traitance | +2.80 |
| Sous-total CD | 45.50 |
| Coûts indirects — répartis | |
| C.C. Achats (10 %) | +2.45 |
| C.C. Production (h MOD) | +12.40 |
| C.C. Distribution (5 %) | +3.10 |
| C.C. Administration (4 %) | +2.45 |
| Sous-total CI | 20.40 |
| PRIX DE REVIENT | 65.90 CHF |
Marge 25 % → PV 82.40 CHF
Le direct costing ne retient que les coûts variables dans le calcul du prix de revient, laissant les coûts fixes au niveau de l'entreprise globale. Cette méthode éclaire la marge contributive — fondamentale pour les décisions à court terme.
Exemple : CF 240'000 / Taux MC 30 % = SR 800'000 CHF
Un ordre interne accumule les charges relatives à un projet ponctuel (R&D, foire, réparation majeure). Il transcende la grille des centres de coûts et permet un suivi par projet.
D'où vient le cash, où va le cash — les trois activités qui structurent la vie financière.
Le tableau de flux de trésorerie indique la variation de la trésorerie pendant un exercice et renseigne sur la provenance et l'utilisation des moyens financiers, pour trois domaines distincts.
Les flux d'investissement reflètent la politique d'expansion ou de renouvellement de l'outil productif. Un flux négatif n'est pas mauvais — il signifie souvent que l'entreprise investit pour l'avenir.
| Opération | Signe | Exemple |
|---|---|---|
| Acquisition d'immobilisations | − | Achat de machines, immeubles |
| Cession d'immobilisations | + | Vente de matériel |
| Acquisition de titres | − | Prise de participation |
| Cession de titres | + | Sortie de participation |
| Prêts accordés | − | Avances à filiales |
Les flux de financement décrivent les relations avec les apporteurs de capitaux — actionnaires (FP) et créanciers (FE).
| Opération | Signe | Exemple |
|---|---|---|
| Augmentation de capital | + | Émission d'actions nouvelles |
| Distribution de dividendes | − | Versement aux actionnaires |
| Nouvel emprunt | + | Crédit bancaire à long terme |
| Remboursement d'emprunt | − | Amortissement dette |
| Rachat d'actions propres | − | Self tender |
| Ligne | Valeur |
|---|---|
| Activité exploitation — Flux I | |
| Bénéfice net | + 142 |
| + Amortissements | + 180 |
| + Provisions nettes | + 35 |
| − Augmentation BFR | − 68 |
| CFE | + 289 |
| Activité investissement — Flux II | |
| Achat machines | − 220 |
| Cession ancien matériel | + 45 |
| CFI | − 175 |
| Activité financement — Flux III | |
| Nouvel emprunt LT | + 150 |
| Remb. emprunt CT | − 60 |
| Dividendes versés | − 80 |
| CFF | + 10 |
| Δ TRÉSORERIE | + 124 |
Méthodes statiques et dynamiques — fonder une décision d'investissement.
Les méthodes statiques ignorent la valeur temporelle de l'argent. Simples, elles offrent un premier filtre mais ne suffisent jamais à elles seules pour des projets de durée significative.
Exemple — Projet A : (23'600 + 8'400) / 120'000 × 100 = 26.67 %
Seuil pratique courant : DR < ½ de la durée de vie économique.
Les méthodes dynamiques actualisent les flux futurs à un taux d'actualisation reflétant le coût du capital. Elles seules permettent de comparer rigoureusement des projets de durées et profils différents.
Recherche par interpolation linéaire entre 2 taux encadrants la VAN nulle.
Comparaison de deux projets sur 5 ans au taux d'actualisation de 12 %.
| Source | Avantage | Inconvénient |
|---|---|---|
| Autofinancement | Pas de coût explicite | Limité aux fonds disponibles |
| Emprunt bancaire | Effet de levier, intérêts déductibles | Caution & risque d'illiquidité |
| Augmentation de capital | Renforce les FP | Dilution & frais d'émission |
| Leasing | Pas d'apport, fiscalement attractif | Coût total plus élevé |
Ratios de structure, de rentabilité, de gestion — lire les comptes au-delà des chiffres.
L'analyse financière exploite les comptes annuels pour répondre à trois questions : l'entreprise est-elle solide (structure), est-elle rentable (résultat), est-elle efficace (gestion) ? Chaque famille de ratios éclaire une dimension.
| Ratio | Formule | Interprétation |
|---|---|---|
| Rotation stocks | Coût ventes / Stock moyen | Plus c'est haut, mieux c'est |
| Durée moyenne stock | 365 / Rotation | En jours — dépend du secteur |
| DSO — délai clients | Créances × 365 / CA TTC | Politique de crédit |
| DPO — délai fournisseurs | Fournisseurs × 365 / Achats | Crédit obtenu |
| BFR en jours de CA | BFR × 365 / CA | Tension de trésorerie |
Capital propre, capital social, financements étrangers — composer la structure du passif.
Le capital propre est la somme totale des ressources internes — capital social, réserves, bénéfices accumulés. Le capital social n'en est qu'une composante : la valeur nominale apportée par les actionnaires.
| Mode | Origine | Effet FP |
|---|---|---|
| Autofinancement | Bénéfices conservés | + Réserves |
| Augmentation cap. ordinaire | Nouveaux apports en cash | + Capital + Agio |
| Augmentation cap. en nature | Apports en nature (évaluation) | + Capital |
| Émission gratuite (split) | Incorporation de réserves | Capital ↔ Réserves |
| Capital-participation | Bons de participation | + Capital-participation |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 1020 Banque | 2800 Capital-actions | 10 000.00 | Valeur nominale 100 × 100 |
| 1020 Banque | 2900 Réserve légale (agio) | 5 000.00 | Agio 50 × 100 |
| Instrument | Durée | Compte passif |
|---|---|---|
| Crédit fournisseur | 30-90 j | 2000 |
| Crédit en compte courant | ≤ 1 an | 2100 |
| Crédit d'investissement bancaire | 3-10 ans | 2451 |
| Emprunt hypothécaire | 10-25 ans | 2450 |
| Emprunt obligataire | 5-15 ans | 2430 |
| Crédit-bail (leasing) | 3-7 ans | 2451 |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 1020 Banque | 2430 Emprunt obligataire | 1 000 000.00 | Émission au pair |
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 6900 Intérêts-charges | 1020 Banque | 30 000.00 | Coupon obligation 3 % |
Une société peut racheter ses propres actions dans la limite de 10 % du capital-actions. Les actions propres figurent au bilan en poste négatif des fonds propres.
| Débit | Crédit | Montant | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 2850 Actions propres | 1020 Banque | 9 000.00 | Acquisition actions propres (poste négatif des FP) |
Du budget annuel aux indicateurs de pilotage — anticiper et contrôler.
Le budget annuel décline les objectifs stratégiques en cibles chiffrées par activité, par centre de coûts et par période. Il sert de référence pour mesurer la performance et déclencher des actions correctrices.
Un business plan structure la présentation d'un projet d'entreprise à des financeurs externes (banques, investisseurs). Il combine narration stratégique et chiffrage rigoureux.
| Section | Contenu | Question clé |
|---|---|---|
| 1. Executive summary | Synthèse 1 page | Vaut-il la peine de lire la suite ? |
| 2. Marché & produit | Analyse demande, concurrence | Le besoin est-il réel ? |
| 3. Modèle économique | Revenus, coûts, marges | Comment gagne-t-on de l'argent ? |
| 4. Stratégie & exécution | Go-to-market, ressources | Comment va-t-on y arriver ? |
| 5. Équipe | Expérience, complémentarité | Sont-ils capables ? |
| 6. Plan financier | CR 3-5 ans, bilan, trésorerie | Les chiffres tiennent-ils ? |
| 7. Besoin de financement | Montant, usage, garanties | Combien et pour quoi ? |
| 8. Risques | Scénarios, sensibilités | Que peut-il mal tourner ? |
Le contrôle de gestion compare en continu les réalisés aux prévus pour calculer des écarts et déclencher des actions correctrices. Le suivi est mensuel sur les postes critiques.
Décomposition fondamentale : un écart de CA s'explique toujours par volume + prix.
Méthodes patrimoniales, méthodes de rendement, méthodes mixtes, DCF — combien vaut une entreprise ?
L'évaluation d'entreprise mobilise des approches complémentaires — il n'existe pas une « vraie » valeur, mais une fourchette d'estimations dépendant de la perspective (vendeur, acheteur, fiscaliste, banquier).
Une PME de négoce affiche un bilan corrigé (substance) de 2'400'000 CHF et un bénéfice normalisé de 240'000 CHF. Taux de capitalisation retenu : 10 %.
| Ligne | Valeur |
|---|---|
| Valeur substantielle — patrimoniale | |
| Actif réévalué | + 3 100 000.− |
| − Dettes corrigées | − 700 000.− |
| VS | 2 400 000.− |
| Valeur de rendement | |
| Bénéfice normalisé | + 240 000.− |
| Taux capitalisation | ÷ 10 % |
| VR | 2 400 000.− |
| Méthode mixte (1/3 + 2/3) | |
| 1 × VS | + 2 400 000.− |
| 2 × VR | + 4 800 000.− |
| Somme ÷ 3 | 7 200 000 / 3 |
| VE | 2 400 000.− |
Pondération 1/3 substance + 2/3 rendement — recommandation traditionnelle de la pratique fiscale suisse.
La méthode DCF actualise les flux de trésorerie futurs prévisionnels au coût moyen pondéré du capital (WACC). Elle est devenue le standard international pour les évaluations de fusions-acquisitions et d'introductions en bourse.
Trente-sept termes essentiels pour parler la langue de la comptabilité — de Actif à Virement.
Version officielle de référence — Sterchi, Mattle, Helbling — Loisirs et Pédagogie S.A., 2014.
Cette annexe reproduit l'intégralité du plan comptable suisse PME — version officielle de référence publiée par Walter Sterchi, Herbert Mattle et Markus Helbling aux éditions LEP (Loisirs et Pédagogie S.A.) en 2014. C'est le plan adopté par les écoles professionnelles suisses, les fiduciaires et la grande majorité des PME du pays.
Les actifs circulants (groupe 10) ne restent pas durablement dans l'entreprise (≤ 1 an). Les actifs immobilisés (groupe 14) y restent au-delà d'un an.
Le passif distingue dettes à court terme (groupe 20), dettes à long terme (24), et fonds propres (28). L'exigibilité décroît du haut vers le bas.
La classe 3 regroupe l'ensemble du chiffre d'affaires résultant des ventes et des prestations de services. Les variations de stocks (3900-3940) sont également comptabilisées ici.
| Compte | Libellé | Nature |
|---|---|---|
| 3000 | Ventes de produits fabriqués | Produit |
| 3200 | Ventes de marchandises | Produit |
| 3400 | Ventes de prestations | Produit |
| 3600 | Autres ventes et prestations de services | Produit |
| 3700 | Prestations propres | Produit |
| 3710 | Consommations propres | Produit |
| 3800 | Déductions sur ventes | Charge |
| 3805 | Pertes sur clients, variation du ducroire | Charge |
| 3900 | Variation des stocks de produits semi-finis | Produit / Charge |
| 3901 | Variation des stocks de produits finis | Produit / Charge |
| 3940 | Variation de la valeur des prestations non facturées | Produit / Charge |
La classe 4 comprend toutes les charges directes liées aux matières, marchandises et prestations de tiers — l'« input » de l'exploitation.
| Compte | Libellé | Nature |
|---|---|---|
| 4000 | Charges de matériel de l'atelier | Charge |
| 4200 | Achats de marchandises destinées à la revente | Charge |
| 4400 | Prestations / travaux de tiers | Charge |
| 4500 | Charges d'énergie pour l'exploitation | Charge |
| 4900 | Déductions sur les charges | Produit |
La classe 5 isole toutes les charges de personnel — salaires, charges sociales, frais accessoires. Sa lecture éclaire la productivité de l'entreprise.
| Compte | Libellé | Nature |
|---|---|---|
| 5000 | Salaires | Charge |
| 5700 | Charges sociales | Charge |
| 5800 | Autres charges du personnel | Charge |
| 5900 | Charges de personnels temporaires | Charge |
La classe 6 rassemble les autres charges d'exploitation (locaux, véhicules, administration), les amortissements et le résultat financier.
| Compte | Libellé | Nature |
|---|---|---|
| 6000 | Charges de locaux | Charge |
| 6100 | Entretien, réparations et remplacement (exploitation) | Charge |
| 6105 | Leasing immobilisations corporelles meubles | Charge |
| 6200 | Charges de véhicules et de transport | Charge |
| 6260 | Leasing et location de véhicules | Charge |
| 6300 | Assurances-choses, droits, taxes, autorisations | Charge |
| 6400 | Charges d'énergie et évacuation des déchets | Charge |
| 6500 | Charges d'administration | Charge |
| 6570 | Charges et leasing d'informatique | Charge |
| 6600 | Publicité | Charge |
| 6700 | Autres charges d'exploitation | Charge |
| 6800 | Amortissement et ajustement de valeur (immobilisations corporelles) | Charge |
| 6900 | Charges financières | Charge |
| 6950 | Produits financiers | Produit |
La classe 7 retrace les activités annexes à l'exploitation principale — produits accessoires, immeubles d'exploitation. Permet de séparer la rentabilité courante de la rentabilité accessoire.
| Compte | Libellé | Nature |
|---|---|---|
| 7000 | Produits accessoires | Produit |
| 7010 | Charges accessoires | Charge |
| 7500 | Produits des immeubles d'exploitation | Produit |
| 7510 | Charges des immeubles d'exploitation | Charge |
La classe 8 isole les éléments non récurrents ou non liés à l'exploitation — fondamental pour évaluer la performance économique normale de l'entreprise.
| Compte | Libellé | Nature |
|---|---|---|
| 8000 | Charges hors exploitation | Charge |
| 8100 | Produits hors exploitation | Produit |
| 8500 | Charges extraordinaires, exceptionnelles ou hors période | Charge |
| 8510 | Produits extraordinaires, exceptionnels ou hors période | Produit |
| 8900 | Impôts directs | Charge |
La classe 9 contient les comptes techniques de clôture — en particulier le compte 9200 qui reçoit le résultat de l'exercice avant son report au bilan (2979).
| Compte | Libellé | Nature |
|---|---|---|
| 9200 | Bénéfice / perte de l'exercice | Produit / Charge |
Ce plan est l'adaptation francophone officielle du Kontenrahmen KMU suisse alémanique. Il est utilisé par toutes les écoles professionnelles de Suisse romande, par la majorité des fiduciaires et par les éditions LEP comme référence pédagogique de la formation en comptabilité (CFC employé-e de commerce, brevet fédéral, diplôme fédéral).